19/03/2010 MONTPELLIER SE DEPLACE A MARSEILLE CN MARSEILLE - MONTPELLIER WP 16ème journée du Championnat de France élite de Water-Polo Montpellier se déplace samedi soir au mythique Cercle des Nageurs de Marseille. On ne le dira jamais assez; avec 31 titres de champions de France et 5 points d'avance au championnat , les Marseillais sont rodés aux matchs à enjeu. Si nous les supportions lors de leur match de LEN Trophy contre les Italiens de Brixia (élimination en 1/4 de finale) , il en sera tout autre samedi soir à Marseille. Les hommes de Fabien Vasseur voudront absolument montrer de quoi ils sont capables et rester invaincus en 2010. Il faut également rappeler que les Montpelliérains ont des choses à prouver à Petar Kovacevic après leur défaite du match aller à Montpellier (10-16). L'entraineur de Marseille mais également de l'équipe de France a en effet fait le choix de ne sélectionner aucun Montpelliérain avec l'équipe de France pour la World League. On se demande comment l'équipe de France peut se passer du meilleur buteur du championnat actuellement, à savoir Mathieu Peisson. Le collectif Montpelliérain a donc tout à prouver. Ramener un bon résultat de Marseille serait un exploit tant on sait dominateurs et sereins les Marseillais chez eux. Les coéquipiers de Thijs (prononcer "Thaïs") De Bruijn doivent confirmer leur bonne forme actuelle et préparer les play-offs. Match samedi soir à 19h15. retransmission mardi 23 à 18h30, mercredi 24 à 7h30 et 13h30. 
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Photo Jules Vieillard |
Article du Midi Libre du 19 mars 2010 | Water-poloÉlite : choc entre Marseille et le MWP demain (19 h 15)Avec ses yeux bleus et, ses cheveux blonds en vrac, il a tout du surfer mais, non, vous faites fausse route, Matthijs De Bruijn est toujours poloïste. Et le vétéran du MWP, 33 ans en mai, se sent même « en pleine forme. Mis à part un problème de disque en 2000, avant les Jeux Olympiques de Sydney, je n'ai jamais eu de grosse blessure. J'ai fait attention à mon hygiène de vie et j'ai une bonne constitution, je ne suis pas fragile. » Le corps du Hollandais est intact et sa tête toujours bien au polo, son sport depuis l'âge de 6 ans ! « Parfois, il y a un peu de lassitude mais la motivation est intacte. Sinon ce n'est pas la peine de continuer », sourit Thijs, surnom du natif de Barendrecht. | Arrivé dans l'Hexagone il y a dix ans, le cadet d'Inge, l'ex- star de la natation mondiale, comptait à la base n'y rester qu'une seule saison ! Mais voilà qu'il est en passe d'achever son troisième exercice dans le Clapas après sept années à Nice. Habitué à des contrats réduits à un an, il ignore de quoi demain sera fait : « Ça ne m'inquiète pas, c'est souvent comme ça dans le polo, on verra après les play-off. » Un rendez-vous qu'il n'a jamais manqué, que ce soit avec le camp azuréen (4 fois champion de France plus deux Coupes de France) ou sous le bonnet du MWP. Sur sa carte de visite, il est également question de ces participations aux JO donc, au Mondial à Kukuoka, à quatre Euros (à Florence, Budapest, Kranje, Belgrade) et à une Universiade (Pékin) en douze ans de cette sélection des Pays-Bas, dont il est le capitaine depuis 2006. De quoi l'autoriser à déclarer « que j'ai le plus d'expérience dans le groupe. Alors, même si Andres (Aguilar) est le capitaine, je m'exprime. Mais cela a toujours été le cas, en club comme en sélection. » Évoquant les résultats mi-figue mi-raisin du début de saison, il parle à la fois « de Mathieu (Peisson), arrivé blessé, ce qui a contraint Andres à évoluer seul en pointe » et de « Raphaël (Pirat) qui s'est retrouvé avec un rôle différent de celui tenu à Nice » , mais raisonne collectif. Celui qui a permis, il y a un mois, à travers le succès face à Douai de bien gérer « un match déclic. On a été solide en défense et confirmé qu'on commençait à mieux jouer. Du reste, en 2010, on est toujours invaincus ! » La série se poursuivra-t-elle demain soir ? Il n'y a rien de garanti, l'hôte étant le CN Marseille, incontournable leader et champion en titre. Marseille ? « On peut parler quasiment d'équipe de France conduite par l'entraîneur de l'équipe de France. Ils jouent l'Euroligue, ce qui est un vrai plus en matière d'expérience dans les matches décisifs. Mais on part à 0-0 face à eux, même s'ils termineront la première phase en tête et qu'ils sont les plus forts sur le papier », analyse-t-il. Le verdict de demain, Thijs y est presque aussi insensible qu'à l'identité de l'adversaire en demi-finale (Douai/Nice), « car il y aura deux façons de voir les choses, positif si l'on gagne, négatif en cas d'échec. Alors, il n'y a pas de vérité. » La recette ? « Arriver en finale et en forme. Et là, je suis convaincu qu'on peut les battre. » D'ici là, il y aura la qualif pour l'Euro A en Roumanie, où Matthijs le polyvalent partira avec son coéquipier Richard Van Eck. Son avenir à plus long terme ? « Peut-être un poste à la fédération hollandaise afin de m'occuper de jeunes mais rien ne dit non plus que ce sera dans le polo. » Expérience peut très bien rimer avec patience, la preuve.
Pierre DUPERRON Demain soir, à 19 h 15, au bassin Garsau, au Cercle des nageurs de Marseille, CNM-Montpellier WP pour le compte de la 16 e journée du championnat Élite. |