27/02/2010 Midi Libre Montpellier - NiceÉdition du samedi 27 février 2010 Water-polo Élite : MWP - Nice, ce soir, à 20 h 30, à la piscine olympique Entre Montpellier et Sète, il y a assurément bien plus que les 25 kilomètres séparant la capitale régionale du Saint-Clair... mais il est possible pourtant de trouver un bon nombre de conjonctions au fil du temps. Mathieu Peisson, un pur Sétois (27 ans), en fait partie depuis l'été dernier. Un nouvel épisode au sein d'un parcours exemplaire de fidélité aux Dauphins, « là où j'ai débuté à 9 ans, sept ans après la natation », et une coupure, quatre années durant en Espagne, à Catalunya puis Sabadell. « Le choix avait été sportif et financier aussi, il ne faut pas s'en cacher. À Sabadell, il y a 36 000 socios, un budget de 20 millions d'euros dont 10 % pour le "polo" », raconte l'intéressé. De l'autre côté des Pyrénées, "Mati" a remporté Coupe, Super coupe et Ligue d'Espagne après avoir terminé 2 e meilleur buteur. « J'ai gardé le souvenir de saisons extraordinaires et j'ai appris, là-bas, à devenir un joueur polyvalent. »
| | Ce beau bébé (rouquin) d'1,85 m pour 98 kg, déjà sollicité dans le passé par Zagreb, Nice ou Marseille, en est devenu plus encore la recrue à attirer dans son effectif. C'est le MWP de Christophe Spilliaert qui a enlevé la mise. Les motivations de Mathieu sont claires : « Sète, cela a toujours été une histoire de coeur. Comme je suis attaché à mes racines, fier de celles-ci, j'ai opté pour Montpellier, ce qui me permettait de rester proche des miens dans un grand club, qui grandit, a des moyens et de belles ambitions. En dépit de la rivalité avec Sète, moins vivace, ma venue était quelque part inéluctable. » Et voilà comment celui qui a effectué ses débuts sous le maillot de l'équipe fanion des Dauphins en coupe à 14 ans, un an avant de marquer trois buts à Marseille en championnat, a rejoint le MWP. Son parcours est « très positif (il est meilleur buteur d'Élite, NDLR). En fait, je pensais que j'aurais plus de mal à exister dans cette équipe à fortes personnalités mais je me suis très bien intégré et j'ai été bien accepté. » Question résultats, "Mati" se révèle moins satisfait « car nous ne sommes pas dans les objectifs fixés tant en coupe Len que pour la Coupe de France. Le problème vient de l'amalgame à réaliser, car la qualité est bien là, et de la constance à avoir comme Marseille. On est encore un peu en dents de scie. » La venue, ce soir, de Nice, l'un des ogres de la discipline, s'annonce comme un bon test... si ce n'est que la formation azuréenne (4 e , restant sur un 4-13 encaissé à Douai) est en recul. « Nice ? Non, je ne suis pas inquiet, ils sont fébriles et ont perdu le goût de la victoire. » Et la suite ? « Je crois au titre avec la nouvelle formule, même si ça passera vraisemblablement par un succès à Marseille. Sur le papier, on est meilleur qu'eux mais ils ont l'expérience de l'Euroligue et sont mieux en place tactiquement. » La suite, c'est aussi cette équipe de France (plus de 200 capes à son actif) qui l'ignore étrangement depuis quelques mois ! « Non, je n'y ai absolument pas renoncé mais faute d'explications, j'attends mon heure... », assume Mathieu Peisson, l'une des forces du polo tricolore, sans palmarès national ou presque, la faute à ces choix de coeur. Là même où il garde une place permanente pour son aîné Benjamin, l'un des meilleurs tricolores au début des années 2000, disparu tragiquement il y a six ans. « Il est ma force, ma motivation et m'aide à avancer... », confie "Mati", un tatouage en hommage à Ben sur le bras gauche, côté coeur...
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